Comme vous l’avez peut-être entendu, Anthropic (Claude) a décidé de généraliser le marquage des textes produits par l’IA, allant bien plus loin que le simple cadre fixé par l’Union européenne. D’autres acteurs ont suivi cette tendance, et il s’avère d’ailleurs que la plupart intègrent des filigranes dans les textes générés par l’IA depuis 2024.
Nos clients produisent généralement des écrits à haute valeur ajoutée pour leurs mandants, qu’il s’agisse de simples e-mails ou de rapports complexes. La tentation est grande de s’appuyer sur l’IA pour remanier, voire rédiger intégralement un texte. Pour le rédacteur, la pratique semble inoffensive tant que sa pensée est fidèlement retranscrite.
Le risque de détection et la perte de confiance
Même s’il existe déjà des moyens de repérer les contenus artificiels, les outils officiels pour lire ces filigranes seront bientôt mis à la disposition du public par les géants de la tech. Ainsi, que vous utilisiez Claude, Gemini, ChatGPT ou consorts, la « signature IA » pourra être révélée au destinataire de votre rapport ou de votre e-mail.
La conséquence directe est l’instauration du doute. Même si vous avez écrit le document vous-même et simplement demandé à l’IA de le reformuler, il y a de fortes chances qu’il soit flagué. Il sera alors impossible pour le lecteur de savoir quel pourcentage du texte a été conçu ou retouché par la machine. Il peut s’ensuivre une perte de confiance du client.
Que vous l’ayez écrit vous-même ou non, votre texte peut être flagué. Le doute, lui, ne se filigrane pas.
Le défi du contrôle interne
Face à ce risque, certaines directions imposent des textes 100 % rédigés par des humains. Cependant, il est très difficile de tout contrôler en interne. Nous voyons d’ailleurs déjà apparaître chez certains clients des avenants aux contrats de travail qui interdisent purement et simplement l’usage de l’IA dans les communications externes destinées aux clients.
La solution : l’IA privée
Dans ce cas précis comme dans d’autres, la véritable autonomie passe par le déploiement d’une IA privée. Vous maîtrisez les paramètres de génération (avec ou sans marquage) et, surtout, vos données restent strictement confidentielles : rien ne sort de chez vous.
Ce n’est pas un détail technique parmi d’autres : c’est la différence entre subir une technologie et la maîtriser. Avec une IA qui vous appartient, la question du marquage cesse d’être un risque pour devenir un simple paramètre : le vôtre.